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DOUANE 2005, maintenant 2007, seules comptent désormais les restrictions
et les coupes budgétaires. Missions, service public, tout ceci
n'est plus qu’un discours de façade dans l'univers marchand
que le Medef et le gouvernement achèvent de construire. Devant
lequel la douane doit s'effacer. Avec la complicité active de la
haute hiérarchie douanière, qui, tout en continuant à
nous servir la soupe infâme de Douane 2005 et son concept fumeux
du « coeur de métier », a décidé de tailler
dans le gras, même au coeur, en préservant bien sur sa rémunération.
« Coeur de métier », comme on disait aussi à
France Télécom il y a quelques années. Depuis on
a privatisé. Et comme à France Télécom, aujourd'hui
à la Poste, ça saucissonne à tout va par tranches
épaisses. CI, SURV, Garantie, AG, LCF puis OPCO. Le but ? Eviter
l'affrontement massif avec les agents. D'où enfin ces mensonges
constants, cette mauvaise foi, ce triple langage, ces réorganisations
qui se télescopent, toutes manipulations issues des écoles
de commerce destinées à diviser et paniquer les
soutiers du service public. Et rendre impossible une réponse
collective à l’agression qu’ils subissent.
Jouer un service contre l'autre, mêler le discours d'expertise
aux brèves de comptoir, histoire d’endormir
la vigilance, faire mariner les agents dans leur jus, souffler le chaud
et le froid, voilà ce qui plaît à l’administration
et à ses bataillons toujours plus nombreux de cadres sup. Résultat
: seule compte
désormais la structure, on se moque des missions qui de toute façon
s’effaceront dès la première urgence venue. Surtout
aucune cohérence globale, seule compte la restriction budgétaire.
« Coûte que coûte », dixit Sarkozy, récemment
à la Rochelle.
Ainsi on prétend « réformer » le renseignement,
mais c'est le dispositif de la lutte contre la fraude qu'on
vise, en oubliant la SURV (sauf les recherches), les services de visite
des CRD (pour plus tard), les centres de viticulture (déjà
fait). On dénigre la DNRED et on casse également les CERDOC,
qui pourtant,
fonctionnaient bien (trop ?). Et pour construire quoi ? Eh bien la même
chose qu’avant mais en pire et
surtout avec moins de monde. Et si ça marche pas? Eh bien on restructurera.
Et après? Au suivant !!! On réforme sans fin…
Alors qui sera dans la prochaine tranche de salami ? Vous, nous, tous
bien évidemment. Le casque lourd
est inutile, espérer que c'est le voisin qui prendra alors que
tout est lié est vain. Qui veut éteindre la
lumière en sortant ?
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